C’est par une belle journée ensoleillée que nous avons visité l’exploitation agricole BIRAUCHOU en compagnie de Lionel et Christian DAUJAN, Damien LATAPIE Président des JA du canton de l’ASTARAC, Marie Reine MAILHOS, chargée de clientèle à l’agence de Miélan et Lilian CAILLAU, directeur d’agence.
Nous avions organisé cette rencontre pour échanger sur un événement bien particulier : le championnat national des labours 2011 qui s’est déroulé à Strasbourg le 16, 17 et 18 Septembre.
Lionel DAUJAN a tout d’abord souhaité nous faire part de son expérience professionnelle déjà très riche: chez les DAUJAN, l’entreprenariat c’est une affaire de famille : agriculteurs de père en fils qui travaillent la terre avec passion.
A 30 ans aujourd’hui, il s’est installé il y a déjà 8 ans en rachetant les 48 HA d’une exploitation agricole sur le village voisin de BERDOUES.
Dans le but de se développer il a su diversifier ses activités en créant en 2007 un atelier veau de boucherie dans lequel sont engraissés 400 veaux en 2 bandes/an.
Pour préparer la transmission future de l’exploitation agricole familiale, il créé avec son père l’EARL BIRAUCHOU au 01/01/2011.
C’est donc avec enthousiasme qu’il parle du métier de la terre et de l’élevage.
Lionel DAUJAN, en plus d’être un jeune agriculteur entreprenant, c’est également un jeune compétiteur ayant obtenu les titres de champion départemental et régional des labours 2011 ce qui lui a permis de participer au championnat de France des labours à Strasbourg.
Depuis quand participez vous à ce genre de concours ?
J’y suis tombé dedans depuis tout petit : déjà avant de m’installer, je participais à mon 1er concours, et depuis chaque année je ne manque pas un rendez-vous et maintenant je vais me préparer pour le challenge de 2012.
Comment vous vous préparez ?
D’abord il faut préparer « la reine du concours » : la charrue.
Cet outil, je l’ai récupéré il y a 4 mois pour le concours départemental et lui ai donné une seconde vie car son propriétaire voulait la mettre à la casse.
Elle n’a plus rien à voir avec la charrue initiale puisqu’ aujourd’hui je l’ai modifiée et je continue constamment à l’améliorer tout en respectant une même obligation qui s’impose pour pouvoir participer aux concours : utiliser des pièces de la même marque Kverneland.
Et c’est aussi grâce aux coups de main des copains et d’Agri 32 passionnés comme moi, des dons en matériels et pièces que je peux la rendre plus performante et la transformer ainsi en véritable « outil de compétition »
Quelles sont les différentes étapes pour participer à cette compétition au niveau national ?
« J’ai tout d’abord remporté le titre départemental, puis le concours régional qui s’est déroulé à Beaucaire dans le Gers.
Et ce fut ensuite la récompense ultime à Strasbourg, où j’ai pu vivre des moments de partage, des moments très forts en émotion :
En termes d’organisation, j’ai été soutenu par ma famille, toute une équipe de copains JA de l’Astarac, Damien LATAPIE et l’équipe d’Agri 32 entre autre, qui se sont mobilisés autour de moi, se sont chargés de gérer toute l’intendance pour l’organisation de ce week-end fabuleux : le transport du matériel, l’hébergement…..
Je n’avais qu’à me concentrer sur ce pourquoi j’étais là et prendre du plaisir.
Je me suis retrouvé l’instant d’un week-end, coupé du monde puisque tous les concourants sont arrivés le vendredi soir et ne sont ressortis que le dimanche matin. Pendant cette « retraite » les organisateurs du concours vous briefent, vous expliquent le déroulement des épreuves, vous rappellent le règlement intérieur, examinent le matériel que vous allez utiliser, puis en fin de journée c’est le tirage au sort des parcelles à labourer….
Un moment très fort également en émotion lorsque tous les concourants défilent le vendredi soir sur leur tracteur jusqu’à la cathédrale de Strasbourg, et lorsque l’évêque les bénit.
A Strasbourg j’ai vécu une expérience inoubliable grâce à la solidarité et au travail de tout le staff de l’ASTARAC.»
Bravo LIONEL et rendez-vous l’année prochaine.
Nathalie CAILLAU, Responsable Développement Agri, région ASTARAC NORD BIGORRE
Bonjour Michael, cela fait maintenant une année que vous êtes parmi nous au Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, pouvez vous nous parler de vos missions?
Le partenariat établi entre mon école, EIP-Ecole d’ingénieur de Purpan- et le CAMPG, prévoit une alternance entre des périodes de cours et des périodes dédiés à la vie professionnelle. Ces dernières s’organisent de la manière suivante : une immersion du lundi au jeudi à l’agence de Morlaàs où j’accompagne les conseillers agricoles, ainsi que les autres membres de l’agence, dans leur travail au quotidien ; la journée du vendredi est, elle, réservée à l’étude d’une problématique confiée par le marché de l’Agriculture, à savoir : la Transmission des exploitations agricoles sur le territoire Pyrénées Gascogne. Cette organisation m’a permis d’avoir une vision d’ensemble de l’entreprise en découvrant aussi bien les métiers du réseau, notamment l’accompagnement de la clientèle, que les différents métiers présents au siège de Serres-Castets, à caractère plus décisionnels.
Justement que pensez vous de cette relation entre CAMPG et ses clients agriculteurs ?
Etant néophyte du milieu bancaire, je ne connaissais pas la relation établie entre le CAMPG et ses clients agriculteurs. J’ai été très agréablement surpris par les moyens mis en place pour accompagner ces derniers sur l’ensemble du territoire Pyrénées Gascogne, aussi bien sur des projets d’installation, de financements du cycle d’exploitation, de placements de trésorerie… Le Crédit Agricole, malgré son orientation vers différents métiers (professionnels, grands publics…) démontre qu’il reste toujours le partenaire numéro de ses agriculteurs.
Selon vous, quelles sont les attentes de nos clients agriculteurs ?
De part mes origines, étant moi-même fils d’agriculteur, et mon expérience professionnelle vécue au sein de l’agence de Morlaàs, il semble que nos clients agriculteurs apprécient le lien tissé avec leurs conseillers agricoles, ils attendent de la stabilité dans cette relation.
Que retenez-vous de cette “immersion” chez nous ?
A titre personnel, je suis très satisfait du contenu et du déroulement de mon stage au sein du CAMPG. Cette expérience m’a permis de découvrir le monde de l’entreprise et plus particulièrement les métiers de la banque.
J’ai également pu être confronté à un problème d’actualité de poids pour le monde agricole : le vieillissement de la population agricole et le renouvellement des générations qui s’en suit. Je me suis donc plongé au cœur de la problématique établie pour tenter d’apporter des solutions et être force de proposition.
Enfin, ce stage m’a permis de travailler avec des personnes qualifiées, de fort intérêt, émanant de différents métiers de la banque, qui ont pu me faire profiter de leur expérience et de conseils toujours riches pour le développement de mon capital humain, je les en remercie sincèrement.
Merci Michael.
La préparation de la cessation et de la transmission de l’exploitation agricole est un enjeu majeur de l’agriculture d’aujourd’hui.
Le cédant souhaite :
- valoriser au mieux le travail de toute une vie
- préserver, dans la mesure du possible, ses revenus après la retraite
- assurer une répartition équitable du patrimoine transmis entre ses enfants
Le repreneur doit s’installer sur une exploitation viable, mais aussi vivable, qui lui permettra de dégager un revenu suffisant dans des conditions de travail correctes.
Or, les exploitations agricoles, aujourd’hui, mobilisent des capitaux de plus en plus importants qu’il devient de plus en plus difficile de transmettre. C’est pour cela qu’il devient indispensable de préparer, plusieurs années à l’avance cette étape complexe.
Devant des enjeux aussi importants, et la multitude de compétences qu’il est nécessaire de mobiliser, la Chambre d’Agriculture, la MSA, CER France, la SAFER et le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne se sont mobilisés pour organiser 3 journées dans différents lieux du Gers.
L’affluence à ces réunions (plus de 50 participants à chaque fois), les questions nombreuses et souvent très précises ont démontré tout l’intérêt de cette démarche. Chacun des participants est reparti avec de nombreuses réponses mais aussi avec de nouvelles questions et de nouveaux sujets de réflexion pour mieux préparer sa transmission.
Un grand merci à Gilbert Sarraillé, client de l’agence d’ARZACQ, qui nous fait découvrir sa belle aventure au BENIN au travers de ces quelques lignes et photos.
“L’agriculture est la principale activité économique exportatrice du Bénin : elle fait vivre près des 2/3 de la population.
Elle est de type paysanne et familiale avec des productions destinées à l’exportation (coton, ananas) et des productions vivrières plutôt destinées au marché intérieur (maïs, sorgho, riz, arachide…). Les exploitations sont de petites tailles et une faible proportion du territoire national est cultivée. Il existe donc un fort potentiel de développement qui passera forcément par des moyens de mécanisation bien maîtrisés.
La quasi–totalité des travaux sont effectués à la main et la période propice aux labours est courte (début mai à fin juin).
La scolarisation étant devenue obligatoire, les agriculteurs ne peuvent plus compter sur la main oeuvre gratuite des enfants. Ce sont là, les principaux facteurs qui limitent l’augmentation des surfaces emblavées. Il est donc fondamental que les paysans se dotent collectivement d’outils qu’ils maîtrisent.
Très peu d’agriculteurs sont formés à la conduite , à l’entretien et au réglage des différents outils rattachés aux tracteurs (charrue, herse, semoir). La mission, Ma mission, s’inscrit dans ce contexte et a pour objectif de rendre les agriculteurs autonomes dans la conduite et l’entretien de leurs machines, tracteurs et outils . Nous formons des groupes de 20 stagiaires pendant 8 jours: ce qui représente 40 stagiaires durant 15 jours.
C’est dans ce cadre là que nous distribuons à chaque stagiaires des carnets, stylos et agendas. Ils en font bon usage pour noter les consignes de la formation et pour apprendre à planifier leurs travaux et l’entretien (agenda). La première série de ces fournitures a été distribuée en décembre 2010 à 20 stagiaires. Je tenais à remercier le service communication du Crédit Agricole pour sa participation à travers ces fournitures qui sont précieuses et très appréciées.”
Sarraillé Gilbert







