Le dispositif du Plan de Soutien Exceptionnel à l’Agriculture, personne ne peut le nier, porte bien son nom. Jamais les banques n’ont été confrontées à une telle demande de prêts de soutien.
Dans pareille situation, il convient néanmoins de rectifier certaines rumeurs ou erreurs d’interprétation diffusés par différentes personnes ou organismes.
Voici un petit quiz sur le plan Sarkozy à usage des néophytes :
1) Grâce au plan Sarkozy, je peux bénéficier d’un prêt à taux 0.
Réponse : parfois vrai, sous condition. Reprenons le fonctionnement de la première mesure du plan, la plus utilisée. D’abord, la banque octroie un prêt à un taux de maximum 3 % à l’agriculteur. Elle transmet les caractéristiques de ce prêt à l’Etat (l’organisme payeur est France Agri Mer) qui, dans un délai de 3 mois, rembourse à l’agriculteur, un montant correspondant à 1,5 points d’intérêts (2 % pour les JA). A ce stade, le taux d’intérêt final du prêt est donc de 1,5 % (1 % pour les JA). Ensuite intervient le Conseil Régional. Celui d’Aquitaine prend en charge le reste des intérêts pour les éleveurs laitiers. Celui de Midi-Pyrénées intervient sur tous les dossiers pris en charge par l’Etat mais le taux final, variable selon les caractéristiques du prêt, n’arrive pas tout à fait à 0 %.
A ce jour, nous n’avons pas d’information écrite et définitive sur la capacité des organismes publics à prendre en charge, ou non, la totalité des demandes.
2) J’ai droit à un prêt de 30 000 €.
Réponse : Faux. La circulaire est très claire sur ce point. Le prêt doit tenir compte de la capacité de remboursement de l’exploitation. Il serait irresponsable de la part d’un banquier de surendetter son client. Ceci est d’autant plus important que le prêt prévu par la circulaire se fait sur une durée relativement courte, éventuellement avec différé. Dans de nombreuses situations, il est préférable de restructurer l’endettement existant sur une durée plus longue afin de dégager des marges de manoeuvre à l’exploitation et à l’exploitant.
3) Le plan de soutien ne profite qu’aux exploitations les plus performantes. Les banques ne “prêtent qu’aux riches” et laissent trainer les dossiers les plus difficiles.
Réponse : Faux. Considèrant que toutes les exploitations étaient en difficulté, la profession et l’administration ont choisi d’ouvrir la première mesure (Prêts de Reconstitution de Fonds de Roulement) à tous. A ce jour, quasiment aucun refus sec n’a été décidé. En revanche, les exploitations ayant le moins de marges de manoeuvre méritent une étude plus approfondie et des propositions adaptées à leur situation. La dernière mesure du plan, le Dispositif d’Accompagnement Simplifié ou DACS va dans ce sens. Nous attendons avec impatience des précisions sur son application afin de pouvoir le proposer.Â
4) Il y a du retard sur la mise en oeuvre des mesures.
Réponse : faux. On ne peut nier que, devant l’extraordinaire demande, et, disons-le, l’urgence, il soit parfois difficile d’avoir un rendez-vous rapide. Il faut absolument souligner la très forte implication des conseillers agris qui sont mobilisés largement à plus de 100 % sur ces dossiers.  La réalisation des prêts et la transmission à l’Etat se fait au fil de l’eau (J+1). La Caisse Régionale Pyrénées Gascogne est une des Caisses Régionales qui a remonté le plus de dossier. Verbalement, l’administration, laisse entendre que les demandes effectuées avant le 28 février seront honorées.
Chaque année, il y a au moins un évènement que je ne raterais pour rien au monde : c’est l’Assemblée Générale de la Fédération des CUMA.
En cette période de crise encore plus qu’en temps normal, cela apporte une bouffée d’oxygène. Pendant quelques heures, on ne parle que de projets, de coopération, de l’avenir…
Tout d’abord, un tout d’horizon de l’année écoulée en quelques chiffres:
Les CUMA se portent bien. Elles sont aujourd’hui 165 adhérentes de la Fédération des CUMA 64. Elles regroupent 3900 exploitations. Leur chiffre d’affaire a augmenté de 3 % en 2009 et leurs investissements de 15 %. La principale explication semble être le contexte difficile que l’agriculture subit. Dans cet environnement chahuté, les agriculteurs sont plus nombreux à faire le choix de l’achat et l’utilisation de matériel en commun.
En raisons du coût de plus en plus important et de la monoculture sur certaines zones, la coopération intercuma est de plus en plus de mise y compris avec d’autres départements (Gers, Aveyron…) pour bénéficier des complémentarités (périodes de forte utilisation décalées, usages différenciés).
Les CUMA sont impliquées dans différentes actions environnementales :
- le compostage (2 CUMA pour 320 adhérents)
- l’amélioration des pratiques (gestion et valorisation des effluents d’élevage, amélioration des pratiques de fertilisation et traitement)
- économies d’énergie et production de biomasse (200 diagnostics tracteurs, collecte pour le recyclage des plastiques agricoles, bois énergie).
La table ronde portait sur le thème “CUMA 2020 ? = Anticipons !”
Cette année, les invités comme les organisateurs ont délivré le même message : face aux contraintes de l’environnement social, économique et, de plus en plus, environnemental, il existe une solution : la CUMA.
Quelques paroles glanées, pas tout à fait au hasard, au fil des interventions :
“Il faut changer de posture. Nous les agriculteurs devons cesser de nous comporter en dominants et nous ouvrir à la société civile.”
“En Allemagne et en Belgique, où les contraintes environnementales sont bien plus rigoureuses qu’en France, les agriculteurs ont réussi à s’adapter et à transformer ces contraintes en atouts. En France, on préfère repousser, sans cesse, les problèmes.”
Les actes des CUMA, illustrés par des chiffres, les discours, emprunts de réalisme, mais aussi d’optimisme, démontrent que les adhérents des CUMA sont complètement en phase avec leur époque ce qui est, à coup sur, la meilleure façon de préparer 2020 !
- L’AG de la FDCUMA Ã Monein
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En cette période si proche de Noël, une pensée idéale m’envahit ….et si pour une fois, la solidarité pouvait l’emporter face au chacun pour sois. Vous, agriculteurs, êtes sans aucun doute ces hommes et ces femmes qui conservent encore ce plus d’humanité qui nous manque tant. Je me souviens de mon expérience de terrain auprès de vous, où à chacune de mes visites vous m’offriez une part de gâteau partagée autour du café….et je repartais bien souvent les bras chargés de bonnes choses de la ferme.
Alors en ces temps laborieux, je pense qu’il faut s’accrocher davantage à ces valeurs. Les Prêts de Reconstitution du Fond de Roulement du plan du Président SARKOZY - PSEA- doivent en priorité aller vers ceux d’entre vous ayant connu de profonds problèmes de trésorerie.
Le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, en tant que banque mutualiste, responsable et solidaire a décidé d’accompagner un maximum d’agriculteurs et d’agricultrices à passer ce cap difficile.
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Exploitation MENJOULET
Vendredi après midi 27 novembre, nous voilà réunis, Yannick Le Burlu, Chef d’agence sur Morlaà s, Patricia LAUR, conseillère agri du secteur, Paulette Casassus et moi-même du service Financement de l’Agriculture,  en direction de l’exploitation de la famille MENJOULET en EARL père, mère et le fils Frédéric.
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Nous sommes accueillis plus que chaleureusement autour d’un bon café et d’un délicieux gâteau préparé par Mme MENJOULET.
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Nous sommes venus discuter de leur projet photovoltaïque
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Quel a été la motivation pour lancer ce projet ?
Frédéric : « En fait, je suis en installation progressive avec mes parents depuis 3 ans et notre cheptel de Blondes a fortement évolué. Cet hiver une centaine de bêtes  vont devoir rester dehors faute de place. Un bâtiment de 2400m2 était donc indispensable au bon fonctionnement de l’exploitation. En décembre 2008, je me suis alors documenté sur internet. Nous avons donc décidé de rentabiliser l’investissement du bâtiment avec du photovoltaïque ».
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Comment êtes-vous passé de l’idée à l’action ?
Frédéric : « Au départ, nous avons eu une période de flottement car le coût est conséquent pour un projet de 1400m2 de panneaux soit 219 kwC. Nous nous sommes alors entourés de personnes compétentes telles que M Chrétien de chez Gleize Energie. La technique était alors fiabilisée et en mai 2009 les démarches auprès d’EDF ont débuté. Nous avons opté pour un choix de panneaux de très bonne qualité. De plus nous allons avoir du bétail dans le bâtiment, il fallait tenir compte de l’effet de la condensation sur les panneaux, nous avons donc opté pour une intégration bac acier avec régulateur de condensation.
Mais dans ce genre de projet il ne faut surtout pas négliger l’aspect fiscal et l’aspect financier.
Nous avons été très bien accompagnés par Monsieur Saint Martin, fiscaliste du Crédit Agricole qui nous a orientés vers une SASU.
Quant au financement, avec Patricia LAUR, même si nous savions que cela passait sur 15 ans, nous avons voulu sécuriser avec un prêt de 20 ans et un différé de 24 mois »
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Je crois savoir que vos études supérieures en mathématique vous ont aidé pour établir votre prévisionnel ?
Frédéric : « Effectivement, j’ai bâti mon propre outil de simulation du projet photovoltaïque. J’ai misé sur la prudence afin de nous laisser des marges de manœuvre. D’abord parce que nous n’avons pas encore de recul à long terme sur ce genre de projet mais aussi et surtout, nous ne voulions pas bloquer, à l’avenir, d’autres projets de développement de l’exploitation».
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Alors aujourd’hui,  soit 11 mois après la naissance de l’idée dans votre esprit, ou en êtes vous ?
Frédéric « En moins de huit jours, le bâtiment s’élève à un rythme impressionnant. Cela devient concret dans notre esprit. Les panneaux seront posés une fois la date de raccordement connue. Nous comptons bien sur un raccordement en mai 2010, enfin on croise les doigts »
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Finalement quels conseils donneriez-vous à d’autre porteur de projet photovoltaïque ?
Frédéric « Chaque cas est unique et il ne faut pas vouloir comparer les projets mais les construire avec une équipe compétente. Et puis notre plus grand souci est toujours les délais et l’absence d’interlocuteur chez EDF. Donc un bon tuyau : connaître quelqu’un chez EDF …. »
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Je vous remercie Fréderic, et si vous êtes d’accord, nous pourrions revenir vous rencontrer dans un an, pour voir cette fois votre projet achevé et la production d’électricité en activité.
Frédéric : « C’est noté ! »








