Evolution du métier, ouverture des marchés, attentes fluctuantes de la société…La période actuelle se caractérise pour les agriculteurs par un environnement de plus en plus instable et incertain. Une situation encore accentuée par les modifications à venir des aides PAC.
Dans ce contexte quel rôle peut jouer la formation ? Comment peut elle accompagner les agriculteurs connaissant des difficultés souvent d’ordre économique, mais dont les causes peuvent être diverses : au delà de la technique peuvent se greffer des difficultés d’organisation du travail, d’accident de la vie, mésentente familiale …..
L’enjeu des journées de formation organisées par L’ADASEA des Hautes-Pyrénées en collaboration avec le CFPPA de Lannemezan, (sous l’égide de VIVEA), était de réunir un petit groupe d’agriculteurs du département connaissant des difficultés, sans pour autant que leur situation soit trop critique.
L’ensemble des partenaires agricoles du département : Chambre d’agriculture, CMSA, Coopératives, CUMA, Banques dont CAMPG, ….se sont réunis au sein d’un groupe de travail afin de réfléchir non seulement au contenu des 4 journées de formation, mais aussi et surtout afin de se coordonner pour « faciliter la mobilisation des agriculteurs ».
Intervenir le plus possible en amont, avant que la crise ne soit trop aiguë est un impératif pour accompagner efficacement les agriculteurs en difficulté. Cela implique une conception de la formation où, l’écoute, la parole, et le contact individuel, sont primordiaux.
Six agriculteurs ont donc participés à cette première session, animée par Antoine VOISIN de l’ADASEA. Animation, qui se voulait dynamique et active pour les participants : exercices collectifs et en binôme, recueil de témoignages ….l’important était de montrer que les situations de fragilités, sont largement partagés et non irréversibles.
L’objectif au terme des quatre journées de formation reposait sur la formalisation individuelle et personnalisée d’un «plan d’actions».
Solliciter le dispositif d’aide aux agriculteurs en difficulté
De plus, l’Etat a renouvelé son dispositif de soutien aux agriculteurs en difficulté : les personnes qui le sollicitent bénéficieront d’un pré-diagnostic accompagné.
Celui-ci pourra donner lieu à une étude approfondie (audit) qui consistera en :
- une analyse détaillée des causes des difficultés,
- des propositions d’actions sur lesquelles l’agriculteur s’engage,
- une concertation suivie d’un engagement des créanciers sur les efforts consentis,
- une aide de l’Etat proportionnelle aux intérêts d’emprunt en jeu, ainsi qu’une aide au suivi.
Pour être éligible aux aides « agridif »,
- l’exploitation doit connaître des difficultés structurelles liées notamment à l’endettement,
- âgé de 21 à 55 ans, le demandeur doit être agriculteur à titre principal, et doit justifier de 5 ans d’activité (dont 2 maximum à titre secondaire),
- le revenu par travailleur doit être inférieur au SMIC (moyenne triennale) et l’excédent brut d’exploitation doit avoir diminué de plus de 20% au cours des 3 dernières années.
Les demandes seront honorées «dans la limite des contraintes budgétaires… ». Malgré cette incertitude, il peut être intéressant de solliciter cette procédure pour bénéficier d’un accompagnement dans la mise en place d’un véritable « plan de redressement » engageant l’agriculteur mais aussi ses créanciers. Le suivi de ce plan pourra être assuré par un expert agréé (Conseiller Chambre d’Agriculture, ADASEA…).
Pour bénéficier de ce dispositif, les agriculteurs doivent contacter l’ADASEA (pré-diagnostic). Ils choisiront ensuite l’expert qui réalisera leur Plan de Redressement, le cas échéant.
Pour tout renseignements s’adresser à :
ADASEA
Maison de l’agriculture
20, place du Foirail – 65000 TARBES
( 05.62.93.54.25






