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Jean Marc LAULHE

Jean Marc LAULHE

 

 Bonjour Jean Marc, depuis combien de temps  pilotez vous l’activité AGILOR ?

 Jean Marc LAULHE : “Je suis en poste depuis le lancement de l’offre c’est à dire 1994, et je participe depuis à ses adaptations régulières aux besoins de nos clients agriculteurs et de nos concessionnaires partenaires.”

   Tout le monde connait AGILOR mais c’est quoi exactement?

 JML :”Le nom “AGILOR” est une marque déposée et en même temps une franchise utilisée uniquement par les concessionnaires de matériels agricoles avec lesquels nous sommes partenaires.”

Le principe de cette offre repose essentiellement sur le délai de décision qui est de 48h.

A la livraison du matériel, les fonds sont virés directement sur le compte du Prescripteur.  

En outre, les contrats et les barèmes AGILOR sont identiques sur tout le territoire c’est-à-dire qu’un concessionnaire du Nord de la France peut utiliser le même contrat AGILOR pour un agriculteur gersois et vice-versa.”

 

AGILOR, c’est aussi un travail d’équipe, qu’elle est votre organisation ?

 JML :” Deux personnes, François Campagne et moi même  ont en charge la gestion et la décision des dossiers. Deux commerciaux, Michel Pagnac et Jean Pierre Saint-Pé  sont en relation permanente avec les concessionnaires.”

 

 Quels sont les points forts d’AGILOR sur notre région?

JML :” Depuis 15 ans, nous avons toujours fait évoluer notre offre de financement machinisme agricole. Avec nos partenaires nous avons franchi une nouvelle étape avec la mise en ligne de l’outil de simulation, de saisie et de suivi en temps réel des dossiers transmis.

 

Nous avons joué la carte toujours gagnante de la rapidité, de la simplicité et  de l’efficacité pour le client et pour les concessionnaires.

 

A ce jour plus des 2/3 de nos partenaires utilisent Agilor net et ont parfaitement compris l’utilité d’un tel outil et en sont très satisfaits

 

Ainsi, nous traitons 90% des dossiers en moins de 48h.

Cette rapidité de décision permet d’une part au concessionnaire de garantir les conditions de vente à son client et à ce dernier de pouvoir être certain de l’obtention du  financement pour mener à terme son projet d’investissement.”

 

 Un  conseil à donner à nos agriculteurs  investisseurs ?

JML :” Nous sommes dans une période de baisse des taux. Notre offre  depuis le 1er Mars est très compétitive.

Profitez donc de cette opportunité et de notre efficacité pour réaliser vos investissements de matériels agricoles. Consultez vos concessionnaires !”

 

 

 

 

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En cette période si proche de Noël, une pensée idéale m’envahit ….et si pour une fois, la solidarité pouvait l’emporter face au chacun pour sois. Vous, agriculteurs, êtes sans aucun doute ces hommes et ces femmes qui conservent encore ce plus d’humanité qui nous manque tant. Je me souviens de mon expérience de terrain auprès de vous, où à chacune de mes visites vous m’offriez une part de gâteau partagée autour du café….et je repartais bien souvent les bras chargés de bonnes choses de la ferme.

Alors en ces temps laborieux, je pense qu’il faut s’accrocher davantage à ces valeurs. Les Prêts de Reconstitution du Fond de Roulement du plan du Président SARKOZY – PSEA- doivent en priorité aller vers ceux d’entre vous ayant connu de profonds problèmes de trésorerie.

Le Crédit Agricole  Mutuel Pyrénées Gascogne, en tant que banque mutualiste, responsable et solidaire a décidé d’accompagner un maximum d’agriculteurs et d’agricultrices à passer ce cap difficile.

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Nicolas Sarkozy à Poligny, le 27/10/2009

Le 27 octobre, à Poligny, dans le Jura, le Président de la République a annoncé un Plan de Soutien Exceptionnel à l’Agriculture. Depuis, le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a commencé à préciser les mesures, notamment bancaires, mises en place et annoncé qu’elles seraient très rapidement mobilisable. Faisons un point rapide sur ces annonces.

Première mesure : les prêts de reconstitution de fonds de roulement (PRFR), 500 millions d’euros de prêts au niveau national.

La banque accorde un prêt de trésorerie sur une durée comprise entre 2 et 5 ans à un taux maximum de 3 %. Elle fait remplir à son client un formulaire de demande de prise en charge d’intérêts. L’Etat paye dans un délai de 3 mois une somme correspondant à 1,5 % d’intérêt (2 % pour les JA).

Deuxième mesure : les prêts bonifiés de consolidation de l’annuité non bonifiée 2010, 400 millions d’euros de prêts au niveau national

Ces prêts doivent suivre toute la procédure d’instruction des prêts bonifiés. Ils sont soumis à des critères d’éligibilité. La durée est de 2 à 5 ans et le taux est de 1,5 % (1 % pour les JA).

Troisième mesure : le FAC (Fonds d’Allègement des Charges) qui prend en charge les intérêts d’une annuité, 130 millions d’euros (font 30 millions annoncés à Cournon)

Quatrième mesure : Renforcement du dispositif Agriculteurs en difficulté et mise en place, à terme, d’une prcoédure simplifiée, 100 millions d’euros

Bien sur, la mesure la plus simple et la plus immédiatement applicable est la première. Ainsi, les formulaires seront disponibles dans les agences du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne dès le mercredi 25 novembre.

Signalons également que Pyrénées Gascogne a initié ce type de mesures puisque les prêts de solidarité que nous pratiquons depuis juin 2009 sont assimilables à des PRFR. Cela démontre que les initiatives locales que nous prenons au niveau de notre territoire, lorsqu’elles sont justes, peuvent être reprises jusqu’au sommet de l’Etat.

tracteur_agricoleBien sur, il n’y a pas de réponse unique, chaque situation fiscale, juridique, type d’investissement et les circonstances feront que la decision sera strictement personnelle.

Toutefois quelques règles de base vous aideront à prendre la bonne décision.

Pourquoi choisir d’emprunter plutôt que de puiser sur vos ressources de trésorerie personnelle?

1- s’assurer au préalable que vous avez la capacité de rembourser la nouvelle annuité du projet sans créer de tension de trésorerie,

2- si vous êtes au réel, les intérêts de l’emprunt sont déductibles, ce qui atténue le coût du crédit puisque les charges générées par les intérêts vont venir diminuer le résultat et donc optimiser les charges sociales et l’impôt.

3- conserver votre trésorerie vous permettra de faire face aux imprévus. Vous disposerez alors “d’une poire pour la soif”.

4- Le prêt à piloter  rend la gestion de votre exploitation plus flexible, plus souple. Il vous permet, sans frais, de :

  • suspendre vos remboursements pendant une année en cas de coup dur,
  • de diminuer jusqu’à 30% le montant de vos échéances
  • d’augmenter vos échéances jusqu’à 30% afin d’accélérer le remboursement du crédit et donc son coût.

Renseignez vous auprès de votre conseiller du Credit Agricole Pyrénées-Gascogne

Monique Martin, Frédéric Bonomelli et Jean-Claude Rigaud signant la convention de financement.

Monique Martin, Frédéric Bonomelli et Jean-Claude Rigaud signant la convention de financement.

Le 24 septembre, peu après l’inauguration des 50 ans de la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), Jean-Claude Rigaud, Président du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne a signé avec Monique Martin, Présidente de l’association des éleveurs de Porc Noir de Bigorre et Frédéric Bonomelli, PDG de Salaisons Pyrénéennes, une convention de financement de l’élevage de Porcs Noirs. En effet, la filière, forte de 51 éleveurs souhaite se développer, ce qui nécessite les financements les plus adaptés à cette production si particulière.

La Caisse Régionale Pyrénées-Gascogne est fière de s’associer cette filière d’excellence qui, grâce à la persévérance des ses membres et de quelques visionnaires, a su créer une valeur ajoutée aujourd’hui précieuse dans ces temps de crise.

La signature de cette convention était accueillie par la CACG qui, comme Pyrénées-Gascogne soutient les acteurs de cette filière, comme tous ceux qui croient dans le développement durable du territoire pyrénéen.

Depuis toujours, l’élevage du Porc Noir fait partie de l’économie et de la culture paysanne du Piémont Pyrénéen. Descendant du Porc Méditerranéen comme son cousin le Porc Ibérique, il assurait les réserves familiales, en salaisons, en conserves et fournissait le gras nécessaire pour la cuisine. Si la présence du Porc Noir de Bigorre était encore importante pendant la première moitié du XX siècle, après la seconde guerre mondiale son inadaptation aux conditions de vie en élevage intensif entraîna un déclin très rapide. En 1981, il ne subsistait que 34 truies et 2 mâles ! Le Porc Noir de Bigorre doit sa renaissance aujourd’hui, à une poignée de passionnés qui l’élèvent et le transforment sur son territoire d’origine, entre Astarac, Bigorre et Comminges. Vivant dans les prairies et les sous bois, il se nourrit d’herbes, de céréales, de glands et de châtaignes. Ses qualités naturelles et son mode d’élevage permettent d’obtenir une viande finement persillée, particulièrement savoureuse et un jambon, le Noir de Bigorre, dont la douceur, le fondant et la longueur en bouche sont incomparables.

Grâce au travail de sauvegarde commencé en 1981, une filière regroupant des éleveurs, des artisans charcutiers et des salaisonniers, fut organisée pour redonner au Porc Noir de Bigorre, la place qu’il mérite sur son territoire d’origine, parmi les productions de très haut de gamme.

Les partenaires de la filière, conscients de la valeur inestimable de ce patrimoine, et soucieux de maintenir sa grande qualité, ont fait le choix de perpétuer les conditions d’élevage traditionnelles du Porc Noir de Bigorre, en respectant la race, ses potentialités et son histoire.

L’Association des Eleveurs de Porcs Noirs de Bigorre comprend 51 éleveurs. La production de Porcs Noir de Bigorre est ainsi réalisée avec des animaux de race pure gasconne. Les truies vont à la pâture chaque jour et l’élevage des porcelets peut se faire dans des bâtiments avec de la litière de paille, ou sur des prairies en plein air, avec des abris. Les porcs sont engraissés dans les prairies et les sous bois, au moins les six derniers mois de leur vie. Il n’y a jamais plus de vingt cinq animaux présents, par hectare. Ils consomment un aliment composé de céréales (orge, seigle, blé, triticale), de pois ou de soja, non OGM, et de l’herbe à base de trèfle et de graminées. Suivant la saison et les ressources du milieu, les porcs consomment des glands, des faines, des châtaignes, et les éléments qu’ils rencontrent en fouillant le sol. Ils sont abattus après avoir atteint un âge minimum de douze mois, en fait à un âge moyen de quatorze mois, quand ils pèsent environ 160 kg.

L’affinage des Jambons Noir de Bigorre est réalisé dans la même zone que celle de l’élevage, au pied des Pyrénées centrales, une région ou les conditions climatiques sont idéales pour obtenir des jambons de très haute qualité. Le processus de maturation comprend plusieurs étapes :

Le salage : il se fait en recouvrant les jambons avec du sel gemme sec provenant des salines du Bassin de l’Adour, pour permettre sa conservation. La durée du salage est déterminée en fonction du poids du jambon, afin d’obtenir un salage doux.

Le repos à froid : il s’agit au cours de cette phase, de réaliser une maturation du jambon à basse température pendant 8 semaines. Au cours de cette période, le sel diffuse de manière homogène et le jambon perd de l’humidité.

Le séchage : après le repos à froid, les jambons entrent dans les séchoirs à température ambiante, pour leur première phase de vieillissement (6 mois minimum). Durant le séchage, les jambons sont recouverts de panne sur la partie maigre, afin d’obtenir un séchage homogène de la tranche.

L’affinage : les Jambons Noir de Bigorre passent au moins les 6 derniers mois de leur séchage, en contact avec l’air libre. Ils profitent ainsi de l’effet de foëhn tout à fait spécifique du Piémont des Pyrénées centrales. Le foëhn correspond au vent du Sud plus sec et chaud qui souffle dans la région 1 jour sur 3 ou 4, en alternance avec le vent plus froid et humide venant de l’Atlantique. C’est au cours de cette phase d’affinage que le jambon acquiert toute ses caractéristiques sensorielles et développe sa typicité.

La durée minimale d’élaboration du Jambon Noir de Bigorre est de 18 mois.

Les autres parties de l’animal trouvent leur place sur les tables des plus grands restaurants de France.

Le porc noir de Bigorre connaît un succès croissant à l’étranger, en particulier au Japon, pays réputé pour la finesse de sa gastronomie.

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