Archive pour la catégorie ‘Gérer’

Monique Martin, Frédéric Bonomelli et Jean-Claude Rigaud signant la convention de financement.
Le 24 septembre, peu après l’inauguration des 50 ans de la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), Jean-Claude Rigaud, Président du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne a signé avec Monique Martin, Présidente de l’association des éleveurs de Porc Noir de Bigorre et Frédéric Bonomelli, PDG de Salaisons Pyrénéennes, une convention de financement de l’élevage de Porcs Noirs. En effet, la filière, forte de 51 éleveurs souhaite se développer, ce qui nécessite les financements les plus adaptés à cette production si particulière.
La Caisse Régionale Pyrénées-Gascogne est fière de s’associer cette filière d’excellence qui, grâce à la persévérance des ses membres et de quelques visionnaires, a su créer une valeur ajoutée aujourd’hui précieuse dans ces temps de crise.
La signature de cette convention était accueillie par la CACG qui, comme Pyrénées-Gascogne soutient les acteurs de cette filière, comme tous ceux qui croient dans le développement durable du territoire pyrénéen.
Depuis toujours, l’élevage du Porc Noir fait partie de l’économie et de la culture paysanne du Piémont Pyrénéen. Descendant du Porc Méditerranéen comme son cousin le Porc Ibérique, il assurait les réserves familiales, en salaisons, en conserves et fournissait le gras nécessaire pour la cuisine. Si la présence du Porc Noir de Bigorre était encore importante pendant la première moitié du XX siècle, après la seconde guerre mondiale son inadaptation aux conditions de vie en élevage intensif entraîna un déclin très rapide. En 1981, il ne subsistait que 34 truies et 2 mâles ! Le Porc Noir de Bigorre doit sa renaissance aujourd’hui, à une poignée de passionnés qui l’élèvent et le transforment sur son territoire d’origine, entre Astarac, Bigorre et Comminges. Vivant dans les prairies et les sous bois, il se nourrit d’herbes, de céréales, de glands et de châtaignes. Ses qualités naturelles et son mode d’élevage permettent d’obtenir une viande finement persillée, particulièrement savoureuse et un jambon, le Noir de Bigorre, dont la douceur, le fondant et la longueur en bouche sont incomparables.
Grâce au travail de sauvegarde commencé en 1981, une filière regroupant des éleveurs, des artisans charcutiers et des salaisonniers, fut organisée pour redonner au Porc Noir de Bigorre, la place qu’il mérite sur son territoire d’origine, parmi les productions de très haut de gamme.
Les partenaires de la filière, conscients de la valeur inestimable de ce patrimoine, et soucieux de maintenir sa grande qualité, ont fait le choix de perpétuer les conditions d’élevage traditionnelles du Porc Noir de Bigorre, en respectant la race, ses potentialités et son histoire.
L’Association des Eleveurs de Porcs Noirs de Bigorre comprend 51 éleveurs. La production de Porcs Noir de Bigorre est ainsi réalisée avec des animaux de race pure gasconne. Les truies vont à la pâture chaque jour et l’élevage des porcelets peut se faire dans des bâtiments avec de la litière de paille, ou sur des prairies en plein air, avec des abris. Les porcs sont engraissés dans les prairies et les sous bois, au moins les six derniers mois de leur vie. Il n’y a jamais plus de vingt cinq animaux présents, par hectare. Ils consomment un aliment composé de céréales (orge, seigle, blé, triticale), de pois ou de soja, non OGM, et de l’herbe à base de trèfle et de graminées. Suivant la saison et les ressources du milieu, les porcs consomment des glands, des faines, des châtaignes, et les éléments qu’ils rencontrent en fouillant le sol. Ils sont abattus après avoir atteint un âge minimum de douze mois, en fait à un âge moyen de quatorze mois, quand ils pèsent environ 160 kg.
L’affinage des Jambons Noir de Bigorre est réalisé dans la même zone que celle de l’élevage, au pied des Pyrénées centrales, une région ou les conditions climatiques sont idéales pour obtenir des jambons de très haute qualité. Le processus de maturation comprend plusieurs étapes :
Le salage : il se fait en recouvrant les jambons avec du sel gemme sec provenant des salines du Bassin de l’Adour, pour permettre sa conservation. La durée du salage est déterminée en fonction du poids du jambon, afin d’obtenir un salage doux.
Le repos à froid : il s’agit au cours de cette phase, de réaliser une maturation du jambon à basse température pendant 8 semaines. Au cours de cette période, le sel diffuse de manière homogène et le jambon perd de l’humidité.
Le séchage : après le repos à froid, les jambons entrent dans les séchoirs à température ambiante, pour leur première phase de vieillissement (6 mois minimum). Durant le séchage, les jambons sont recouverts de panne sur la partie maigre, afin d’obtenir un séchage homogène de la tranche.
L’affinage : les Jambons Noir de Bigorre passent au moins les 6 derniers mois de leur séchage, en contact avec l’air libre. Ils profitent ainsi de l’effet de foëhn tout à fait spécifique du Piémont des Pyrénées centrales. Le foëhn correspond au vent du Sud plus sec et chaud qui souffle dans la région 1 jour sur 3 ou 4, en alternance avec le vent plus froid et humide venant de l’Atlantique. C’est au cours de cette phase d’affinage que le jambon acquiert toute ses caractéristiques sensorielles et développe sa typicité.
La durée minimale d’élaboration du Jambon Noir de Bigorre est de 18 mois.
Les autres parties de l’animal trouvent leur place sur les tables des plus grands restaurants de France.
Le porc noir de Bigorre connaît un succès croissant à l’étranger, en particulier au Japon, pays réputé pour la finesse de sa gastronomie.
Le 16 juillet, l’INPAQ organisait une réunion pour présenter les résultats d’une étude sur la filière jambon de Bayonne, partie élevage, réalisée par le cabinet Phyllum. La réunion étaient présidée par Bernard Dupont, et de nombreux responsables et partenaires de la filière avaient répondu à l’invitation. En première partie, Bertrand Ecomard, directeur de l’Inpaq a présenté la production régionale et son évolution sur les 10 dernières années. Chaque année, sont produits 1,4 millions de jambons de Bayonne et la production est relativement stable au niveau régional. En revanche, le nombre d’éleveurs a été quasiment divisé par 2 en 10 ans, ce qui, mécaniquement, débouche sur des ateliers beaucoup plus importants. Aujourd’hui, malgré la conjoncture difficile de ces deux dernières années, la filière garde une forte volonté d’investir pour développer des unités de production plus performantes…et répondre aux nouvelles normes de bien-être animal.
En deuxième partie, Philippe Baralon, du cabinet Phyllum a présenté les perspectives stratégique. Le jambon de Bayonne est aujourd’hui leader sur le marché français et renforce ses parts de marché. La particularité du bassin de production est d’avoir, d’un côté une proportion importante de gros ateliers et inversement de nombreux très petits. L’objectif de la filière doit être de développer encore sa production pour conforter ses débouchés.
Ainsi, la filière est à la croisée des chemins. Soit elle continue de se renforcer notamment grâce à des producteurs toujours plus professionnels et des exploitations viables, soit elle laisse l’effet baisse du nombre d’éleveurs l’emporter et, à moyen terme, s’affaiblit. L’ensemble des participants ont convenu que la réussite était possible et qu’elle passerait par
- l’union des acteurs
- la qualité des femmes et des hommes.
En cela, la filière Jambon de Bayonne a déjà fait ses preuves !
Le Conseil d’Administration du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne est particulièrement préoccupé par les nombreuses crises qui touchent les filières agricoles de son territoire. Ainsi, il a décidé de mettre en place, pour tous les agriculteurs rencontrant des difficultés, quelque soit la filière, un Prêt de Solidarité aux caractéristiques suivantes :
Montant maximum : 15 000€
Durée : 5 ans avec différé possible de 12 mois
Taux : 2,5 %
Pas de frais de dossier
Couverture ADI obligatoire.
Pour bénéficier de cette mesure, adressez-vous à votre conseiller du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne.
Depuis maintenant presque 2 ans, l’engouement pour les projets photovoltaïques, en particulier agricoles, connaît une croissance quasi exponentielle.
L’intérêt environnemental des projets est évident. Le tarif de rachat garanti sur 20 ans apporte une viabilité économique, même si les retours sur investissement sont longs. De nombreux partenaires des agriculteurs (coopératives, Chambres d’Agriculture, Centres de Gestion…) accompagnent les agriculteurs dans leur réflexion afin de sécuriser les projets. Les prestations des installateurs se professionnalisent et on est loin des propositions fantaisistes des débuts.
La Caisse Régionale Pyrénées Gascogne démontre son engagement en faveur du développement durable en développant une offre spécifique :
- prévision des échéances du prêt après le raccordement par EDF
- Prêt à Piloter (modulation des échéances) inclu afin d’adapter les échéances à la production réelle
- solutions de gestion de trésorerie
- taux particulièrement attractifs
Enfin, la Caisse Régionale a investi dans les compétences puisque 5 spécialistes viennent en appui aux conseillers sur les projets photovoltaïques.
Naturellement, comme tout projet, en particulier lorsque les montants sont aussi importants, en tant que banquiers et dans l’intérêt de nos clients, nous nous devons d’apporter une critique constructive sur les projets. L’expérience que nous acquérons dans le domaine nous permet de rendre ces questions toujours plus pertinentes.
Alors pour votre projet photovoltaïque, rendez-vous dans votre agence du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne.
Volatilité des Prix, contrats financiers Euronext, spéculation sur les céréales, autant de notions pour le moins obscures qui ont été évoquées en cette matinée du 27 juin, à Castelnau Magnoac, devant une assemblée d’une trentaine de personnes : Agriculteurs, professionnels des Centres de Gestion et autres partenaires des Agriculteurs.
C’est étonnant et pourtant très vrai : les marchés boursiers peuvent aussi … sécuriser le revenu des professionnels agriculteurs dans un contexte de forte variation des prix. Rendez-vous compte : le prix de blé a varié de plus de 280 €/t au printemps dernier à 177 € fin juillet 2008 (Prix FOB pour les avertis), soit une chute de 37 % en quelques semaines. Difficile dans ce contexte de prévoir, gérer et assurer un revenu sur l’année. Les marchés à terme sont un véritable outil de gestion à disposition des céréaliers, mais aussi éleveurs ou producteurs de porcs, à conditions toutefois de savoir bien manoeuvrer dans un univers qui demande beaucoup d’expertise et de clairvoyance.
Jean Marc CAZENEUVE, Directeur des agences de MAGNOAC-BAISE et NORD-BIGORRE s’est félicité de la réussite de cette rencontre : « Les agriculteurs apprécient quand le Crédit Agricole leur montre que nous sommes toujours LA Banque partenaire n° 1 de l’agriculture. Ces animations nous positionnement clairement en ce sens, assurent notre attachement toujours fort à l’agriculture, et montrent aussi que nous savons répondre présents sur des offres originales Haut de Gamme, quand nous sommes plus traditionnellement reconnus sur le domaine du crédit. »






