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Archive pour la catégorie ‘Innover’

Patrick PAULIEN

Nous avons été accueillis chaleureusement par Patrick Paulien, naisseur-engraisseur de porcs sur la commune de Gabaston et fidèle client de l’Agence de Morlaàs.

L’idée première était de rencontrer notre client sur son lieu de travail et de comprendre un peu mieux le fonctionnement de son atelier qui produit chaque année 10 000 porcs charcutiers (IGP jambon de Bayonne).

Patrick Paulien s’est installé en 1983 et a su développer sa production en optimisant et en innovant sur l’alimentation des animaux : installation rapide d’un silo tour et d’une machine à soupe. La totalité de l’assolement en maïs est valorisé par les charcutiers. Il a aussi recours à des achats extérieurs, notamment de soja non OGM dans le cadre de la filière qualité Carrefour, qui agréé le groupement FIPSO. D’ailleurs un salarié de M Paulien nous disait : « les truies ont une alimentation digne de sportif de haut niveau, mais moins variée ! ».

truie qui allaite

Nous avons eu la chance d’assister aux mises bas qui sont cadencées toutes les 3 semaines.

M Paulien travaille dans un souci de qualité de la production et de rentabilité avec des truies « partiellement » chinoises, réputées pour leur fertilité et leur qualités maternelles qui facilitent les doubles allaitements (DA).

Les maîtres mots de Patrick Paulien, chef d’entreprise, sont ANTICIPATION et PERFORMANCE, sans oublier les qualités d’observation et le SAVOIR FAIRE de tout éleveur traditionnel :

- son atelier est déjà aux normes bien avant les obligations réglementaires sur le bien être applicable dès 2013.

- Les coûts sont extrêmement maitrisés grâce à la GTE (gestion technico économique) dans un contexte de prix subis (cours du porc donné par le marché au cadran)

- M Paulien ne se trompe pas dans le choix de ses 5 salariés avec lesquels il travaille dans le respect, la confiance et sur le long terme.

Dans un contexte agricole difficile, M Paulien sait depuis le début s’adapter et rester compétitif. Son entreprise a valeur d’exemple car il a reçu récemment la visite des gérants du plus gros atelier naisseur national (3000 truies), intéressés par la qualité et les performances de son atelier porcin !

 Encore merci à M PAULIEN, nous lui souhaitons pour l’avenir autant de réussites et de passion dans son travail.

Quant aux 4 salariés privilégiés du crédit agricole PG, qui avaient la chance d’être présents à cette visite, ils sont devenus des initiés aux codes de la profession et sont maintenant imbattables sur les définitions techniques des taux de morts nés, DA, vomitoxine, IC….enfin presque incollables !

Article de Patricia LAUR, Chargée de clientèle à l’agence de Morlaàs.

 Article rédigé par Jean-Jacques FITAN, Responsable Développement des Professionnels et Agriculteurs, Région Armagnac Lomagne 

SALON du 3 au 5 juin AGEN

C’est dans le cadre du salon international du Bio et de l’Agriculture Durable (SIAD) à Agen qui se tenait les 3, 4 et 5 juin , qu’une vingtaine de clients agriculteurs BIO du département du Gers, ont répondu présents à l’invitation du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne et de leurs conseillers. C’étaient tous des agriculteurs convaincus à leur façon de représenter l’Agriculture de Demain. 

 D’ailleurs le thème de ce 1er salon SIAD était : « pour comprendre aujourd’hui l’agriculture de demain ». 

Ce salon (premier d’une longue série…) fait principalement pour les professionnels, regroupait plus de 200 exposants dans le cadre du Parc des Expositions d’ Agen. 

De nombreuses conférences, salons, animations et ateliers y étaient programmés et organisés. 

Quelques clients agriculteurs

  

Nos clients ont ainsi eu toute la journée pour échanger, se renseigner et aussi pour être confortés dans leur démarche et leurs choix professionnels.  

 Ils avaient sur ce site tous les fournisseurs, coopératives, vendeurs de matériels …, prêts à répondre à toutes leurs questions. 

Nos client ont reçu un accueil très chaleureux au Stand Crédit Agricole Aquitaine

 Ainsi, ce salon est une belle démonstration du fait que l’agriculture Bio aussi est moderne. En effet, derrière quelques principes qui paraissent simples(maintenir et développer la fertilité naturelle et l’activité biologique du sol  - ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse – favoriser l’existence « d’un agro-écosystème diversifié » – respecter les besoins et le bien-être des animaux – ne pas utiliser d’OGM) , l’exigence de technicité est très importante

 Le Gers est un des tous premiers départements en termes d’agriculture biologique. Ainsi, en 2010, les agriculteurs bio gersois exploiteront 5.6% de la SAU départementale (soit environ 23800has) – Ils sont au nombre de 425 et devraient être 550 en 2011. – 60% de céréaliers et 40% en polyculture et élevage. Le Gers sera le  1er département en France à atteindre les 6% de la SAU en agriculture BIO, en 2011. 

  

Au travers de cette rencontre,  le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, banquier au service de tous les agriculteurs, souhaitait se mettre à l’écoute de la filière bio qui, nous en sommes convaincus, fait partie des filières d’avenir.

Article de Jean François BORDE,
Installation JA et Agriculture 65.

Nous venons de vivre le 34 ème salon agricole de Tarbes.

Le temps superbe, malgré un froid glacial les premiers jours, a permis de rendre ce rendez vous agricole très convivial.
En effet la fréquentation a été de + de 49000 visiteurs venant de tout le grand Sud Ouest.( chiffre officiel dépassant ainsi les 47800 entrées de l’an passé)
Le salon agricole de Tarbes qui est aujourd’hui devenu le Salon de l’Elevage Pyrénéen s’est hissé à la 5ème place nationale de ce type de manifestation.

Cette année a été particulièrement marquée par l’organisation du concours régional de la race bovine ” Blonde d’Aquitaine “, manifestation d’envergure où 150 animaux d’exception supplémentaires ont été accueillis.
Il faut noter également la présence d’éleveurs espagnols ainsi que d’une forte délégation de nos voisins ibériques venant de Lérida et Barbastro.
De même, dans le cadre de ce salon s’est déroulé le Congrès National Ovins des Jeunes Agriculteurs.
Le partenariat avec les espagnols a été  élargi : le salon Gourmet Tour est rebaptisé ” Destination Pyrénées”, et a été élargi en 2009, au-delà du tourisme et des produits régionaux, aux énergies renouvelables.

Le stand du Crédit Agricole était d’un niveau digne de son rang :
- emplacement parfait à l’entrée du hall de l’élévage ( passage incontournable )
- espace important, aéré, convivial avec logos CA visibles .
- comportement pro-actif et dynamique de l’ensemble de nos collègues ( AGILOR, ASSURANCES AGRI, CA LEASING, CONSEILLERS PROFESSIONNELS )
- convivialité remarquée et appréciée sur le stand autour d’un café et viennoiserie le matin, cocktails et petits fours de qualité  le jeudi midi jour de l’inauguration avec la délégation officielle et signature de la convention JA sur le stand en présence du président des JA Lilian Lassserre et de CAMPG Jean Claude Rigaud) ainsi que le vendredi soir avec la remise de prix challenge Mozaic aux dirigeants de clubs de football.
A noter également la présence régulière sur notre stand de nombreux dirigeants des OPA , prescripeurs matériels, clients et autres.

Exploitation MENJOULET

Exploitation MENJOULET

Vendredi après midi 27 novembre, nous voilà réunis, Yannick Le Burlu, Chef d’agence sur Morlaàs, Patricia LAUR, conseillère agri du secteur, Paulette Casassus et moi-même du service Financement de l’Agriculture,  en direction de l’exploitation de la famille MENJOULET en EARL père, mère et le fils Frédéric.

 

Nous sommes accueillis plus que chaleureusement autour d’un bon café et d’un délicieux gâteau préparé par Mme MENJOULET.

 

Nous sommes venus discuter de leur  projet photovoltaïque

 

Quel a été la motivation pour lancer ce projet ?

Frédéric :  « En fait, je suis en installation progressive avec mes parents  depuis 3 ans et notre cheptel de Blondes a fortement évolué. Cet hiver une centaine de bêtes  vont devoir rester dehors faute de place. Un bâtiment de 2400m2 était donc indispensable au bon fonctionnement de l’exploitation. En décembre 2008, je me suis alors documenté sur internet. Nous avons donc décidé de rentabiliser l’investissement du bâtiment avec du photovoltaïque ».

 

Comment êtes-vous passé de l’idée à l’action ?

Frédéric : « Au départ, nous avons eu une période de flottement car le coût est conséquent pour un projet de 1400m2 de panneaux soit 219 kwC. Nous nous sommes alors entourés de personnes compétentes telles que M Chrétien de chez Gleize Energie. La technique était alors fiabilisée et en mai 2009 les démarches auprès d’EDF  ont débuté. Nous avons opté pour un choix de panneaux de très bonne qualité. De plus nous allons avoir du bétail dans le bâtiment, il fallait tenir compte de l’effet de la condensation sur les panneaux, nous avons donc opté pour une intégration bac acier avec régulateur de condensation.

Mais dans ce genre de projet il ne faut surtout pas négliger l’aspect fiscal et l’aspect financier.

Nous avons été très bien accompagnés par Monsieur Saint Martin, fiscaliste du Crédit Agricole qui nous a orientés vers une SASU.

Quant au financement, avec Patricia LAUR, même si nous savions que cela passait sur 15 ans, nous avons voulu sécuriser avec un prêt de 20 ans et un différé de 24 mois »

 

Je crois savoir que vos études supérieures en mathématique vous ont aidé pour établir votre prévisionnel ?

Frédéric : « Effectivement, j’ai bâti mon propre outil de simulation du projet photovoltaïque.  J’ai misé sur la prudence afin de nous laisser des marges de manœuvre. D’abord parce que nous n’avons pas encore de recul à long terme sur ce genre de projet mais aussi et surtout, nous ne voulions pas bloquer, à l’avenir, d’autres projets de développement de l’exploitation».

 

Alors aujourd’hui,  soit 11 mois après la naissance de l’idée dans votre esprit, ou en êtes vous ?

Frédéric « En moins de huit jours, le bâtiment s’élève à un rythme impressionnant. Cela devient concret dans notre esprit. Les panneaux seront posés une fois la date de raccordement connue. Nous comptons bien sur un raccordement en mai 2010, enfin on croise les doigts »

  

Finalement quels conseils donneriez-vous à d’autre porteur de projet photovoltaïque ?

Frédéric  « Chaque cas est unique et il ne faut pas vouloir comparer les projets mais les construire avec une équipe compétente. Et puis notre plus grand souci est toujours les délais et l’absence d’interlocuteur chez EDF. Donc un bon tuyau : connaître quelqu’un chez EDF …. »

 

Je vous remercie Fréderic, et si vous êtes d’accord, nous pourrions revenir vous rencontrer dans un an, pour voir cette fois votre projet achevé et la production d’électricité en activité.

Frédéric : « C’est noté ! »

Monique Martin, Frédéric Bonomelli et Jean-Claude Rigaud signant la convention de financement.

Monique Martin, Frédéric Bonomelli et Jean-Claude Rigaud signant la convention de financement.

Le 24 septembre, peu après l’inauguration des 50 ans de la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), Jean-Claude Rigaud, Président du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne a signé avec Monique Martin, Présidente de l’association des éleveurs de Porc Noir de Bigorre et Frédéric Bonomelli, PDG de Salaisons Pyrénéennes, une convention de financement de l’élevage de Porcs Noirs. En effet, la filière, forte de 51 éleveurs souhaite se développer, ce qui nécessite les financements les plus adaptés à cette production si particulière.

La Caisse Régionale Pyrénées-Gascogne est fière de s’associer cette filière d’excellence qui, grâce à la persévérance des ses membres et de quelques visionnaires, a su créer une valeur ajoutée aujourd’hui précieuse dans ces temps de crise.

La signature de cette convention était accueillie par la CACG qui, comme Pyrénées-Gascogne soutient les acteurs de cette filière, comme tous ceux qui croient dans le développement durable du territoire pyrénéen.

Depuis toujours, l’élevage du Porc Noir fait partie de l’économie et de la culture paysanne du Piémont Pyrénéen. Descendant du Porc Méditerranéen comme son cousin le Porc Ibérique, il assurait les réserves familiales, en salaisons, en conserves et fournissait le gras nécessaire pour la cuisine. Si la présence du Porc Noir de Bigorre était encore importante pendant la première moitié du XX siècle, après la seconde guerre mondiale son inadaptation aux conditions de vie en élevage intensif entraîna un déclin très rapide. En 1981, il ne subsistait que 34 truies et 2 mâles ! Le Porc Noir de Bigorre doit sa renaissance aujourd’hui, à une poignée de passionnés qui l’élèvent et le transforment sur son territoire d’origine, entre Astarac, Bigorre et Comminges. Vivant dans les prairies et les sous bois, il se nourrit d’herbes, de céréales, de glands et de châtaignes. Ses qualités naturelles et son mode d’élevage permettent d’obtenir une viande finement persillée, particulièrement savoureuse et un jambon, le Noir de Bigorre, dont la douceur, le fondant et la longueur en bouche sont incomparables.

Grâce au travail de sauvegarde commencé en 1981, une filière regroupant des éleveurs, des artisans charcutiers et des salaisonniers, fut organisée pour redonner au Porc Noir de Bigorre, la place qu’il mérite sur son territoire d’origine, parmi les productions de très haut de gamme.

Les partenaires de la filière, conscients de la valeur inestimable de ce patrimoine, et soucieux de maintenir sa grande qualité, ont fait le choix de perpétuer les conditions d’élevage traditionnelles du Porc Noir de Bigorre, en respectant la race, ses potentialités et son histoire.

L’Association des Eleveurs de Porcs Noirs de Bigorre comprend 51 éleveurs. La production de Porcs Noir de Bigorre est ainsi réalisée avec des animaux de race pure gasconne. Les truies vont à la pâture chaque jour et l’élevage des porcelets peut se faire dans des bâtiments avec de la litière de paille, ou sur des prairies en plein air, avec des abris. Les porcs sont engraissés dans les prairies et les sous bois, au moins les six derniers mois de leur vie. Il n’y a jamais plus de vingt cinq animaux présents, par hectare. Ils consomment un aliment composé de céréales (orge, seigle, blé, triticale), de pois ou de soja, non OGM, et de l’herbe à base de trèfle et de graminées. Suivant la saison et les ressources du milieu, les porcs consomment des glands, des faines, des châtaignes, et les éléments qu’ils rencontrent en fouillant le sol. Ils sont abattus après avoir atteint un âge minimum de douze mois, en fait à un âge moyen de quatorze mois, quand ils pèsent environ 160 kg.

L’affinage des Jambons Noir de Bigorre est réalisé dans la même zone que celle de l’élevage, au pied des Pyrénées centrales, une région ou les conditions climatiques sont idéales pour obtenir des jambons de très haute qualité. Le processus de maturation comprend plusieurs étapes :

Le salage : il se fait en recouvrant les jambons avec du sel gemme sec provenant des salines du Bassin de l’Adour, pour permettre sa conservation. La durée du salage est déterminée en fonction du poids du jambon, afin d’obtenir un salage doux.

Le repos à froid : il s’agit au cours de cette phase, de réaliser une maturation du jambon à basse température pendant 8 semaines. Au cours de cette période, le sel diffuse de manière homogène et le jambon perd de l’humidité.

Le séchage : après le repos à froid, les jambons entrent dans les séchoirs à température ambiante, pour leur première phase de vieillissement (6 mois minimum). Durant le séchage, les jambons sont recouverts de panne sur la partie maigre, afin d’obtenir un séchage homogène de la tranche.

L’affinage : les Jambons Noir de Bigorre passent au moins les 6 derniers mois de leur séchage, en contact avec l’air libre. Ils profitent ainsi de l’effet de foëhn tout à fait spécifique du Piémont des Pyrénées centrales. Le foëhn correspond au vent du Sud plus sec et chaud qui souffle dans la région 1 jour sur 3 ou 4, en alternance avec le vent plus froid et humide venant de l’Atlantique. C’est au cours de cette phase d’affinage que le jambon acquiert toute ses caractéristiques sensorielles et développe sa typicité.

La durée minimale d’élaboration du Jambon Noir de Bigorre est de 18 mois.

Les autres parties de l’animal trouvent leur place sur les tables des plus grands restaurants de France.

Le porc noir de Bigorre connaît un succès croissant à l’étranger, en particulier au Japon, pays réputé pour la finesse de sa gastronomie.

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