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energie-solaire

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que le Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne a structuré et formalisé son offre de financement photovoltaïque à destination des agriculteurs et des professionnels. Rappelons les clés de la réussite : de la souplesse pour la mise en place de l’échéancier et pour le paiement des échéances qui sont modulables en fonction de la production solaire réelle.

Un an après, donc, il est temps de faire un bilan. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir financé 72 porteurs de projet, à 80 % des agriculteurs et à 20 % des professionnels. Le montant moyen des dossiers est de 270 000 €. Bien sur, ce n’est qu’un début : chaque trimestre depuis le début de l’année 2009, nous donnons 50 % d’accord de prêt de plus que le trimestre précédent !

L’objectif fixé par le Conseil d’administration de Pyrénées-Gascogne il y a un an est donc en bonne voie pour être atteints : donner aux agriculteurs et aux professionnels, l’opportunité de diversifier leurs revenus et d’investir dans le développement durable. On peut aujourd’hui affirmer que la Caisse Régionale est, de loin, le premier financeur des projets photovoltaïques sur son territoire.

Enfin, ces derniers mois marquent également le début des premiers projets cofinancés par la Caisse Régionale. Les exploitants de ces projets, ne souhaitant pas investir seul et porter le risque en totalité, ont sollicité la Caisse Régionale qui a investi à leurs cotés.

Demain, l’environnement réglementaire du photovoltaïque peut évoluer et les prix de rachat baisser, nous savons que nous continuerons de financer des projets photovoltaïques afin de créer une nouvelle valeur ajoutée sur le territoire.

lapins

Histoire d’une jeune agricultrice qui n’a pas peur de sortir du cadre…

 

 

 Emeline, vous êtes fille d’agriculteur dans le Gers, récemment installée JA en élevage de lapins de chair…Pourquoi les lapins ? C’est une vocation ?

 

Après mes études à l’Ecole Supérieure de Commerce d’Avignon, j’ai été pendant 5 ans « chef de rayon » dans diverses enseignes de grande distribution. Passionnée par le commerce, c’est un métier qui m’a parfaitement convenu un certain temps. Mais l’envie de créer ma propre entreprise a ensuite pris le dessus.

 

Je me suis alors rapprochée de l’exploitation familiale. Mon père, aujourd’hui à la retraite, exploitait environ 90 hectares. La SAU a augmenté de 45ha il y a 10 ans, lorsque ma sœur s’est installée JA. Elle a implanté deux bâtiments avicoles de 400m² en poulet du Gers.

 

En cherchant à m’insérer sur la ferme avec un projet me procurant une activité à temps plein, et participant à l’amélioration de l’exploitation dans son ensemble, le choix des lapins n’est pas arrivé par hasard.

Je souhaitais une activité très pointue techniquement, et « sans plumes », plutôt « propre ». C’est seulement à ces conditions que j’acceptais de m’engager sur de nombreuses années. L’élevage cunicole est alors apparu comme une possibilité…

Après quelques recherches et discussions, nous sommes arrivés à un consensus familial, et nous avons conclu qu’un tel projet serait bénéfique pour l’exploitation dans son ensemble, car il fournirait un volume très important d’un fumier riche en Phosphore et en Potassium. Le prix des engrais étant ce qu’il est, c’était une raison supplémentaire de valider mon premier choix ! L’aventure a pu alors démarrer.

 

 

Comment vous êtes vous préparée ?

 

La chambre d’agriculture du Gers m’a donné les coordonnées du groupement de producteurs de lapins le plus proche, situé en Aveyron. La plupart des élevages du sud-ouest y sont rattachés (environ 40). Accompagnée de leur technicienne, j’ai visité les 2 élevages les plus proches de chez moi, autour de Maubourguet. Cela a conforté mon choix et j’ai lancé la procédure d’installation en tant que JA.

 

Le début fut un peu délicat, puisque étant salariée tout au long de la mise en place du projet, j’ai dû poser un congé sans solde de deux mois pour partir en stage dans un élevage en Aveyron, afin de valider mon stage 6 mois.

Heureusement pour moi, j’ai toujours eu d’excellentes relations avec mon employeur, qui m’a tout de suite soutenu dans mes démarches.

 

Avez-vous rencontré des difficultés pour mener à bien ce projet ?

 

C’est peu de le dire ! J’ai été confrontée à la lourdeur et la lenteur des procédures administratives qu’il faut mener pour s’installer JA, et au manque de concertation entre les différentes instances.

J’ai d’abord essuyé un refus pour mon permis de construire, au motif « risque de nuisances des lapins». Ce refus ne m’a été notifié que 3 jours avant la date limite, et la DDE me demandait de repousser mon bâtiment plus loin que les 100m légaux depuis les habitations. Je n’ai pas accepté que l’on me demande d’implanter mon bâtiment plus loin que ne l’exigeait la loi, car c’est moi qui, pendant de nombreuses années, allais devoir m’y rendre à pied plusieurs fois par jour! J’ai donc déposé un recours gracieux à la Préfecture. De nombreux témoignages de soutien sont venus compléter mon dossier, dont un appui marqué du syndicat des JA. Trois semaines plus tard, seulement, M. le Préfet m’octroyait mon si cher permis de construire !

 

Les travaux n’ont pu démarrer qu’au mois de novembre, avec un des hivers les plus rigoureux que nous avions connu depuis 10 ans. Tous les intervenants sur le chantier ont travaillé jusqu’à fin janvier dans la boue, le froid, et en plein vent !

Ces péripéties m’ont pris beaucoup d’énergie. Je ne regrette rien, mais je si j’avais su combien il faudrait se battre, je ne sais pas si j’aurais trouvé la motivation nécessaire à la mise en place d’un tel projet.

 

Et puis la dernière difficulté, pourtant insoupçonnable, est venue de l’entourage.

Le Gers était en effet un des premiers départements producteurs de lapins de chair de France il y a 30 ans. Aujourd’hui, j’ai construit le seul gros élevage gersois. Tous ont arrêté à la retraite, ou se sont reconvertis en aviculture. J’ai rencontré des personnes envahies de souvenirs d’élevages fragiles et trop peu rentables, avec de forts taux de mortalité à l’époque.

Il a fallu que je déploie beaucoup d’énergie pour vaincre leur scepticisme, et leur expliquer les énormes progrès techniques qui permettent aujourd’hui de tenir un élevage très pointu avec un suivi sanitaire irréprochable.

La Vendée ou le Nord de la France comptent parfois plus de 10 élevages par commune ! En tant que gersois, sommes-nous moins capables qu’eux ?

 

Le temps des clapiers au fond d’une grange et bel et bien révolu ! Aujourd’hui, un bâtiment d’élevage cunicole, c’est 500 cages mères minimum, c’est à dire 600 femelles reproductrices, et pratiquement 4000 lapereaux à la vente toutes les 6 semaines.

 

Suite au prochain numéro…

 

 

Solange Bengoechea

Solange Bengoechea

 

“- Bonjour Solange, alors après deux années passées aux services des agriculteurs clients de CAMPG, vous les avez quittés complètement ?

  -   Ni quitté, ni oublié d’ailleurs. Bien au contraire ma nouvelle fonction me permet de travailler sur une offre qui va  servir le milieu agricole,

-  Vous pouvez nous  dire pourquoi ?

 

 

- Issue du milieu agricole j’y reste très attachée car nos agriculteurs véhiculent beaucoup de valeurs essentielles à l’économie et à notre vie citoyenne : recherche de la qualité des produits, proximité avec la nature, priorité aux relations humaines. Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, dans cet environnement qui les accuse souvent, ils doivent communiquer directement avec les consommateurs.

 

 

-  Mais communiquer via les medias, ils le font déjà ?

 

 

-  Certes mais aujourd’hui internet en général et  le e-commerce en particulier sont absolument incontournables. Et le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne construit une offre où l’accent est mis sur la simplicité de gestion et sur l’ouverture d’un espace d’expression à travers un blog.

-  Donc il faut communiquer sur internet mais aussi de façon plus personnelle ?

 

 

-  Effectivement, pour eux c’est une fenêtre ouverte  par laquelle ils peuvent parler de leur vécu au quotidien avec des photos. Ils peuvent expliquer leurs pratiques professionnelles, toute l’attention qu’ils mettent sur la qualité de leurs produits.

 

 

- J’ai le sentiment que vous avez envie de les encourager dans ce sens ?

 

 

-   A  ce jour nos clients agriculteurs y vont tout doucement en restant sur les sentiers balisés, en parlant que de leurs produits. Aujourd’hui, le citoyen est à la recherche de sens. Il a besoin de comprendre, connaitre la vie de l’agriculteur avec ses contraintes mais aussi ses réussites. En résumé, l’offre internet du Crédit Agricole permet à l’agriculteur de promouvoir ses produits et de  faire ce lien entre l’acte de production et l’acte de consommation. 

 

 

 - Merci Solange pour votre témoignage.”

Pour en savoir plus rendez vous sur :

www.parlons-pros.com ou sur www.e-commercons.com

 

afficheproducteurs


De nombreuses filières de production agricole connaissent aujourd’hui des difficultés importantes. Dans ces périodes de crise, la relation durable prend tout son sens. Ainsi, sans attendre les préconisations nationales, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne a mis en place dès le mois de juin des prêts de solidarité. Ces prêts sur 5 ans, principalement destinés à prendre en charge les annuités d’emprunts de l’année 2009 sont plafonnés à 15 000 € par exploitation et sont proposés avec un différé de 1 an. La bonification de leur taux est prise en charge par le Fonds de Solidarité Pyrénées Gascogne et ils sont exonérés de tous frais de dossier. Y sont éligibles tous les producteurs laitiers ainsi que les producteurs des autres filières sous certaines conditions.

A ce jour, plus de 200 producteurs ont bénéficié de ce dispositif.

Au-delà de cet outil qui constitue une mesure de court terme, nous nous tenons à la disposition de nos clients pour étudier avec eux des solutions durables et globales au cas par cas.

Pour bénéficier de ces mesures, rendez-vous auprès de votre agence du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées-Gascogne.

adaseaEvolution du métier, ouverture des marchés, attentes fluctuantes de la société…La période actuelle se caractérise pour les agriculteurs par un environnement de plus en plus instable et incertain. Une situation encore accentuée par les modifications à venir des aides PAC.

Dans ce contexte quel rôle peut jouer la formation ? Comment peut elle accompagner les agriculteurs connaissant des difficultés souvent d’ordre économique, mais dont les causes peuvent être diverses : au delà de la technique peuvent se greffer des difficultés d’organisation du travail, d’accident de la vie, mésentente familiale …..

L’enjeu des journées de formation organisées par L’ADASEA des Hautes-Pyrénées en collaboration avec le CFPPA de Lannemezan, (sous l’égide de VIVEA), était de réunir un petit groupe d’agriculteurs du département connaissant des difficultés, sans pour autant que leur situation soit trop critique.

L’ensemble des partenaires agricoles du département : Chambre d’agriculture, CMSA, Coopératives, CUMA, Banques dont CAMPG, ….se sont réunis au sein d’un groupe de travail afin de réfléchir non seulement au contenu des 4 journées de formation, mais aussi et surtout afin de se coordonner pour « faciliter la mobilisation des agriculteurs ».

Intervenir le plus possible en amont, avant que la crise ne soit trop aiguë est un impératif pour accompagner efficacement les agriculteurs en difficulté. Cela implique une conception de la formation où, l’écoute, la parole, et le contact individuel, sont primordiaux.

Six agriculteurs ont donc participés à cette première session, animée par Antoine VOISIN de l’ADASEA. Animation, qui se voulait dynamique et active pour les participants : exercices collectifs et en binôme, recueil de témoignages ….l’important était de montrer que les situations de fragilités, sont largement partagés et non irréversibles.

L’objectif au terme des quatre journées de formation reposait sur la formalisation individuelle et personnalisée d’un «plan d’actions».

Solliciter le dispositif d’aide aux agriculteurs en difficulté

De plus, l’Etat a renouvelé son dispositif de soutien aux agriculteurs en difficulté : les personnes qui le sollicitent bénéficieront d’un pré-diagnostic accompagné.

Celui-ci pourra donner lieu à une étude approfondie (audit) qui consistera en :

- une analyse détaillée des causes des difficultés,

- des propositions d’actions sur lesquelles l’agriculteur s’engage,

- une concertation suivie d’un engagement des créanciers sur les efforts consentis,

- une aide de l’Etat proportionnelle aux intérêts d’emprunt en jeu, ainsi qu’une aide au suivi.

Pour être éligible aux aides « agridif »,

- l’exploitation doit connaître des difficultés structurelles liées notamment à l’endettement,

- âgé de 21 à 55 ans, le demandeur doit être agriculteur à titre principal, et doit justifier de 5 ans d’activité (dont 2 maximum à titre secondaire),

- le revenu par travailleur doit être inférieur au SMIC (moyenne triennale) et l’excédent brut d’exploitation doit avoir diminué de plus de 20% au cours des 3 dernières années.

Les demandes seront honorées «dans la limite des contraintes budgétaires… ». Malgré cette incertitude, il peut être intéressant de solliciter cette procédure pour bénéficier d’un accompagnement dans la mise en place d’un véritable « plan de redressement » engageant l’agriculteur mais aussi ses créanciers. Le suivi de ce plan pourra être assuré par un expert agréé (Conseiller Chambre d’Agriculture, ADASEA…).

Pour bénéficier de ce dispositif, les agriculteurs doivent contacter l’ADASEA (pré-diagnostic). Ils choisiront ensuite l’expert qui réalisera leur Plan de Redressement, le cas échéant.

Pour tout renseignements s’adresser à :

ADASEA

Maison de l’agriculture

20, place du Foirail – 65000 TARBES

( 05.62.93.54.25

Plein champ

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